Bordeaux Ville

Le projet de vie de la communauté

Le projet de vie de la communauté de Bordeaux-Ville a été conçu comme un outil au service de l’Évangile et de l’Évangélisation, d’accueil et de témoignage pour décliner et délimiter concrètement les champs d’action dans lesquels l’Église souhaite s’engager.

Quatre dimensions essentielles sont à retenir sur la base d’Actes 2, 42-47:

« Ils mettaient tout en commun ».

  1. Le culte : Ancrage et communauté « ils étaient assidus au temple… » v.46

    Le culte est le lieu de la célébration, de la communauté, du service, du témoignage et de l’édification. Il est par excellence le lieu « où Dieu nous convoque » chaque dimanche. Il s’y exprime la joie du rassemblement et du témoignage de Jésus-Christ, dans l’écoute de l’Évangile. La participation et la présence des enfants avec leurs parents permet de (re)découvrir ensemble la richesse du partage de la Parole. Le culte c’est également l’acte de partager et de le prolonger par des temps de convivialité et par le renforcement du lien entre les membres de l’Église.

  2. Édification/ formation : « Ils étaient assidus à l’enseignement … » v.42

    Elle touche notre vocation à transmettre une connaissance théologique, biblique, spirituelle pour permettre à chacun de devenir selon la formule paulinienne « responsable et adulte » dans la foi, à l’écoute de la Parole. Nos contemporains attendent des réponses claires de la part de l’église dans un dialogue structuré théologiquement et spirituellement. Les études bibliques, catéchèse adulte y participent. La formation des prédicateurs et de l’équipe liturgique relève de la formation permanente du ministère collégial.

    L’Instruction biblique pour les enfants est animée par l’équipe des monitrices et le pasteur. L’école du dimanche se tient au cours du culte, le catéchisme en semaine.

  3. Le témoignage- la visibilité : « Ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple. »v.47

    Face à un monde sécularisé où la foi est reléguée au domaine privé, il est parfois difficile de témoigner dans le champ public. Nous voulons vivre notre foi dans tous les domaines de notre vie « être témoin » par le refus du repli sur soi, le refus d’une Église-club. Cela passe par le désir de vivre l’Église dans la cité et de la rendre visible et accessible.

  4. Le service : « Ils partageaient entre tous selon les besoin de chacun… »v.45

    Le développement de la pauvreté et des situations d’oppression tiennent l’Eglise en alerte à travers ses œuvres, associations et mouvements. Notre vigilance se porte vers tous ceux qui traversent des situations de précarité. Telle est la vocation de notre Église et de ses membres à travers le service diaconal.

    Nous nous plaçons ainsi dans la fidélité à l’Évangile impliquant un renforcement des liens, un accueil fraternel, la persévérance de nos engagements, dans un esprit bienveillant, réel et solidaire en l’Église, en lien avec les enjeux de notre temps et ses profonds changements.

    Nous sommes au service de l’Évangile, dans une volonté d’innover, de nous laisser renouveler, de forger et de former des équipes d’animation dans une joie et une confiance mutuelle.

Le Conseil de la communauté locale

L'Histoire du Temple du Hâ

Il fut à l’origine la chapelle du couvent de la congrégation enseignante des Filles de Notre Dame, fondée en 1610 par Jeanne de Lestonnac, nièce de Montaigne. Elle souhaitait mettre en application, au profit des jeunes filles de la noblesse et de la bourgeoisie, des principes pédagogiques avancés pour l’époque, s’inspirant de ceux de l’éducation jésuite, mais aussi du protestantisme.

L’architecte de cette chapelle est Henri Roche, constructeur aussi de l’immeuble du 17 rue du Hâ. Elle a été édifiée à partir de 1625 et terminée en 1628. La nef a été reconstruite après le tremblement de terre de 1751.

La très belle balustrade de la tribune est sans doute d’origine. Il y avait dans le chœur un riche retable baroque qui se trouve maintenant dans l’église paroissiale de Pessac. La façade extérieure comportait à l’origine des statues.

Fermée pendant la Révolution et utilisée comme entrepôt à fourrage, cette église a été attribuée par Bonaparte aux protestants bordelais en vertu des Articles organiques (1802) réorganisant le culte protestant.

La chaire du Temple Protestant du Hâ à Bordeaux
La chaire du temple du Hâ

L’aménagement essentiel a été la construction de la chaire. Le premier culte a eu lieu le 1er décembre 1805, présidé par le Pasteur Martin. L’intérieur du temple a comporté pendant longtemps de nombreux panneaux couverts de textes bibliques.

L’orgue a été construit en 1883 par le facteur bordelais Maille ; il a été agrandi en 1969 et comporte 19 jeux.

A côté du temple, rue du Commandant Arnould tracée vers 1860, se trouvaient des écoles protestantes ; c’est actuellement le centre culturel Hâ 32 et le siège de l’Entraide Protestante et d’autres activités en lien avec elle.

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