Prédication de Pascal LEFEBVRE lors du culte du 20 septembre 2020 au temple du Hâ, Bordeaux. Inspirée d’un article de Frédéric Rognon « Ecologie et technologie : quelle dialectique ? Le regard de Jacques Ellul », 2017)

Lectures bibliques

Genèse 1 : 26-31 ; Deutéronome 26 : 1-11 ; Luc 12 : 13-34

Nous devions vivre ce week-end un évènement particulier – un temps de fête pour notre Église, avec des évènements – concerts, conférences, expositions – autour de la thématique : « patrimoine et développement durable » .

Malheureusement, suite à une recrudescence de l’épidémie de Covid-19, la préfète de Gironde a décidé de tout annuler, pour éviter les risques de brassage de population. Il n’en reste pas moins qu’il était prévu – dans ce cadre – lors d’un temps de « culte autrement », que je vous parle d’une figure du protestantisme : Jacques Ellul, pour nous aider à réfléchir sur le thème de l’écologie.

Qu’est-ce que Jacques Ellul – penseur protestant – a à nous dire pour notre XXIe siècle ?

Plus largement comment interpréter le passage bien connu du livre de la Genèse ? dans lequel il prescrit à l’humain la chose suivante  :

« Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre ! » 

Genèse 1 : 27-28

Comment interpréter cet ordre de « dominer » la terre, de « soumettre » les animaux ?

L’humain est-il appeler à dominer ou davantage à gérer ce qui lui est confié ?

Est-il fait « maître », « gestionnaire » ou « gardien » de la création ?

Il ne faut pas oublier, en effet, la parole qui conclut ce passage du livre du la Genèse : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon ! ».

L’humain est aussi appelé à contempler cette œuvre : cette création belle et bonne ! Il est placé entre « liberté » et « responsabilité » – entre la possibilité de jouir de la création et la mission de la conserver belle et bonne, pour les générations futures.

On le sait : l’homme dispose aujourd’hui de moyens techniques considérables pour exploiter les richesses de la nature. Et il en profite. Parallèlement, on en connait les conséquences : surexploitations de la planète, réchauffement climatique, pollution de l’air, des sols et des océans, atteinte grave à la biodiversité, avec la disparition de nombreuses espèces, etc.

Comment faire face à cette réalité ?… face aux abus, aux excès de l’être humain ?

Pour Jacques Ellul, la question de fond est la suivante : l’actuelle crise écologique peut-elle être surmontée et dépassée grâce au progrès techniques ? La planète et surtout l’humanité survivront-elles grâce à un surcroit d’efficacité technique ?

C’est ce que pense la plupart des personnes et des intellectuels relayés par les médias. D’où la naissance du terme de « développement durable ». Cette expression désigne une conception de la croissance économique qui s’inscrit dans une perspective de long terme, et qui intègre les contraintes liées à l’environnement et au fonctionnement de la société.

Mais, cette expression n’est-elle pas piégée ? Certains penseurs remettent en question ce concept. Car pour eux, le terme « développement durable » est un oxymore : dans un monde aux ressources naturelles finies et limitées, on ne peut pas associer le mot « durable » au mot « développement » qui présuppose une exploitation toujours plus importante, voire infinie de ces ressources.

Pour sa part, Jacques Ellul – on le constate dans ses écrits – remet lui aussi en cause cette idée de « développement durable », tout simplement parce qu’elle repose sur un dogme erroné : l’idée, la croyance selon laquelle c’est la technique – le développement technique – qui pourrait nous sauver. C’est précisément le contraire. Il propose de « désacraliser » cette soi-disant vérité. Et nous invite à envisager un autre chemin, pour penser notre avenir et celui de nos enfants.

« Portrait de Jacques Ellul » – Œuvre de Laure Goudal©

Avant de parler du regard de Jacques Ellul sur cette question – et je remercie Laure qui nous a peint un grand portrait de cette figure protestante – permettez moi d’abord de revenir un instant sur un passage biblique qui a été lu.

L’extrait du livre du Deutéronome que nous venons d’entendre présente les consignes données par Dieu à Moïse au sujet de l’entrée en terre promise : la promesse d’une terre, d’un pays où coule le lait et le miel… un pays offert pour en prendre possession… la consigne de prendre les prémices de la terre pour les offrir au Seigneur… en souvenir de tout ce qu’il a fait… comme un signe de reconnaissance de son nom, pour rendre grâce, le louer et lui dire merci… et pour se souvenir aussi de l’origine de ce peuple et de sa condition humaine…  se souvenir que « mon père était un araméen errant et nomade »… se souvenir que Dieu libère… pratiquer aussi une éthique de la fraternité et de l’hospitalité : se réjouir avec le lévite et l’émigré… se souvenir de sa condition humble et précaire, pour vivre dans la gratitude et accueillir le don, le patrimoine offert avec considération.

Ce passage décrit donc une promesse : le don de la terre promise avec ses récoltes… la bienveillance de Dieu à l’égard des humains… la consigne de prendre possession de la terre offerte, pour en tirer simplement du fruit à partager entre tous et pour rendre grâce à Dieu… C’est une promesse durable, pour la génération de Moïse et pour celles qui suivront, pour les descendants du peuple. 

On se doute bien ici que l’ordre de « prendre possession » de la terre, ne veut pas dire en être propriétaire et en faire ce que l’on veut (au sens de l’exploiter sans mesure), mais signifie pratiquer une bonne gestion, de façon respectueuse, et vivre en bonne intelligence. Il est question de produire du fruit, de vivre dans le partage et la gratitude.

« Prendre possession »

Au fil des siècles, notamment avec la colonisation des continents et l’avancée des progrès techniques, cette question de « prendre possession » des biens terrestres, de la terre, de ses rendements, de l’exploitation des minerais ou des énergies fossiles… et des moyens techniques – des moyens de production – pour y parvenir, est devenue de plus en plus prégnante. On peut même dire qu’elle a été dévoyée.

Les espaces sauvages ont disparu, pour être cultivés. L’idée de « prendre possession » a même fini par rimer avec « exploitation » et en même temps avec « destruction » des écosystèmes et de la biodiversité… Ce qui a conduit à la nécessité de créer des agences ou des associations de « protection » de l’environnement.

Le problème, c’est qu’on a fini par confondre les fins est les moyens : nous n’avons pas seulement exploité la nature pour en jouir, mais parce que cette exploitation – via la technique – dégageait et dégage toujours des marges et des profits considérables. Le moyen « l’exploitation » est devenu un but en soi : gagner toujours plus … favoriser la consommation des richesses de la terre et de la mer… et même spéculer en bourse sur le cours de ces richesses naturelles… parce que la technique le permet et parce que ça rapporte.

D’une certaine manière, nous avons perdu de vue la finalité, la visée de la promesse : prendre possession des dons de Dieu, dans une optique de jouissance simple au quotidien, mais aussi de partage et de gratitude.

Pour Ellul, justement, la question de la fin et des moyens est devenue ambiguë : les moyens sont devenus des buts : les choses se sont confondues, à cause de l’influence grandissante de la technique.

La réalité, c’est que « la technique » est devenu LE facteur décisif de nos modes de vie. Elle détermine toutes les orientations de notre société et recompose tous les autres aspects.

Pour lui, la technique n’est plus seulement un moyen – qu’on appelle « des techniques » -… on pourrait dire un moyen de « prendre possession » pour accueillir le don de Dieu… elle est devenue une fin, un but en soi… Autrement dit, la technique est devenue autonome, elle se génère et s’engendre elle-même… elle est même devenue une idole, un « dieu » en quelque sorte.

Jacques Ellul vient donc protester pour Dieu et pour l’homme… il nous appelle à la résistance… au nom même de cette promesse offerte, que l’homme a, en quelque sorte, dévoyée, par un usage grandissant et irraisonné de la technique, c’est-à-dire par un ensemble de moyens gouvernés par la seule quête de l’efficacité.

La technique, c’est la recherche, en toutes choses, de la méthode absolument la plus efficace

Ellul ne critique pas l’usage des techniques, mais l’idolâtrie de « la technique », c’est-à-dire de la société technicienne, au cœur de laquelle la technique, l’efficacité et la rentabilité, sont devenues les valeurs suprêmes et exclusives.

Il faut l’avouer cette réalité est la nôtre. Aujourd’hui, par exemple, les flux financiers sont contrôlés par des ordinateurs, aux 4 coins du monde, qui vont de plus en plus vite… ils déterminent les prix des matières premières indépendamment de ceux qui les produisent… ces machines ont un but : anticiper, de quelques dixièmes de secondes, la réaction des autres ordinateurs concurrents, pour être les premiers, pour gagner le plus d’argent possible.

On vit une véritable colonisation du temps par la technique… une absorption du temps humain (et de son histoire) par le temps technologique et économique – qui est un temps vide – dans le seul but de faire circuler les capitaux.

Dans la société, elle-même, la technologie augmente… Tout doit aller de plus en plus vite… cela nous est imposé. C’est une dictature de la vitesse, de l’accélération, de la rapidité… il faut tout rentabiliser.

Le paradoxe : c’est que la pression et le stress augmentent, alors qu’on est devenu plus rapide et plus productif qu’autrefois.

La société moderne est devenue une machine incontrôlable qui avance à l’aveugle, dans un sens contraire à celui des promesses d’autodétermination de la modernité.

Ce problème avait déjà été soulevée au XXe siècle par Ellul : Pour lui, la technique s’engendre elle-même, perdant toute finalité. On ne fait plus quelque chose, en vue d’un but au service de l’homme, pour son bonheur ou sa liberté. Mais, on fait une chose parce qu’on peut la faire, parce qu’on va ainsi produire davantage et plus vite. Le problème c’est qu’on ne prend pas en compte les  répercussions de cette course folle. Les conséquences sont désastreuses, parce que la technique finit par tuer l’âme du vivant et les milieux naturels.

Voici les caractéristiques de ce qu’il appelle « la technique » :

  • La technique prône la rationalité. Elle exclut de ses activités toute spontanéité, toute créativité, tout irrationnel.
  • La technique s’appuie sur ses propres moyens, souvent artificiels. Elle détruit les milieux naturels.
  • Elle se caractérise par l’automatisme, c’est-à-dire qu’elle effectue elle-même ses propres choix.
  • Elle vise le développement du toujours plus et une forme d’auto-accroissement.
  • Elle est universelle et étend son aire d’action au monde entier et à tous les secteurs de la vie : vie quotidienne, monde du travail, agriculture, industrie, transport, communication, sécurité, loisirs, financiarisation de l’économie. Partout, il faut être toujours plus efficace, plus rentable…

En un mot, la technique a pris la 1ère place dans nos vies…  elle est devenue indépendante des choix politiques… elle s’est même affranchie des valeurs morales ou spirituelles.

Il en résulte que l’homme en est devenu « l’esclave ».

« Portrait de Jacques Ellul », de Laure Goudal, exposé au Temple du Hâ

Ellul parle de « propagande horizontale » : l’homme est conditionné par la technique qui intervient dans toutes les sphères de la vie.

Mais cette technique omniprésente le prive en fait de liberté.

Ainsi, au quotidien, nous subissons un déluge ininterrompu d’informations, qui nous submergent et que nous sommes incapables de trier. L’information remplace la connaissance. Et nous finissons par faire confiance à des ordinateurs ou aux médias, pour penser à notre place.

Face aux écrans, nous demeurons dans un état de stupeur et de fascination dans ce monde d’images virtuelles, perdant toute maitrise sur notre vie.

L’homme moderne est subjugué, hypnotisé, dépossédé de lui-même

Pour Ellul, cette suprême aliénation tient pour l’essentiel à la sacralisation de la technique. Nous sommes devenus des serviteurs dévots de ce que nous avons fabriqué pour nous servir. Une sorte de retournent s’est opéré : nous finissons par servir la technique.

En d’autres termes – et en lien avec le texte du Deutéronome – on pourrait dire que nous ne prenons pas seulement possession des dons de Dieu par la technique… mais c’est la technique qui a finalement pris possession de nos existences et de notre temps.

Toute la difficulté, c’est que l’homme n’est pas forcément conscient de cette réalité. Il l’a accepté inconsciemment. Il a adopté ce monde où tout va toujours plus vite. Il est devenu conformiste. Il s’en est accommodé.

Peu de personnes, à l’échelle des milliards d’individus, remettent réellement en question l’idolâtrie de la croissance économique et de l’efficacité technique, ni ce mode de vie occidental – qui prône la consommation à outrance – qui s’exporte partout dans le monde, et qui repose sur le pillage des ressources vitales et sur la souffrance animale.

Pour Ellul, nous avons perdu tout sens critique. Les chrétiens doivent se réveiller.

Ils doivent prendre du recul et « profaner » l’idole technicienne (la voiture, l’ordinateur, le smartphone, les centrales nucléaires, etc.). La foi devrait conduire les chrétiens à profaner tous les faux-dieux, à commencer par les idoles techniciennes… en considérant les œuvres humaines comme de simples objets… en ne les utilisant pas, s’ils sont inutiles ou nuisibles.

Il s’agit d’oser vivre à contre-courant par une attitude subversive – et quasi révolutionnaire – vis-à-vis de la société technicienne, de l’efficacité à tout prix, du conformisme du toujours plus, de la rentabilité sans frein.

Le chrétien est ainsi appelé à la liberté… avant tout à se libérer de lui-même, mais aussi de ses pulsions de consommateur technicien et compulsif, et de ses conditionnements sociologiques.

En Christ, nous sommes libres, car libérés… à nous de vivre cette vraie liberté en contestant toute idolâtrie, à commencer par celle de la technique et de ses conséquences mortifères.

La question est de savoir qui est notre Dieu…

Pour Ellul – le Décalogue (les dix paroles) pose justement la question.

Il ne s’agit pas en réalité de commandements, mais de promesses. Elles énoncent la chose suivante de la part de Dieu : « si tu n’as pas d’autres dieux que moi, si tu me suis – dit le Seigneur – alors, je te le promets, tu ne seras pas mis en situation de tuer, de commettre l’adultère, de voler, de mentir, de convoiter… ».

(Ce qu’Ellul veut dire, c’est que ce n’est pas parce que Dieu nous commande de ne pas voler, ni accaparer que nous ne le faisons pas. Mais, c’est parce qu’il est notre Dieu, qu’il est à la 1ère place, Lui – et non pas l’argent – que, de ce fait, nous n’avons pas besoin ni envie de voler, ni d’accaparer.)

Qui est notre vrai Dieu ?

Le tout est donc de savoir qui est notre vrai Dieu…  (la technique, l’argent, l’avidité, le toujours plus… ou le Dieu Créateur, le Dieu de Jésus Christ)… Sommes-nous libres de toute idolâtrie ?

Concernant les questions écologiques, la position d’Ellul peut se résumer à travers 2 formules qui sont de lui (ce qu’on ignore souvent) : « il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini » ; « penser globalement, agir localement ».

Aussi, Elul nous invite à faire des choix conscients. Le choix qu’il propose est celui de la « non-puissance » qui est une forme d’auto-limitation.

La « non-puissance » n’est pas l’impuissance. C’est la possibilité de faire quelque chose, et en même temps la décision, le choix conscient et raisonné de ne pas le faire… de renoncer à le faire, à cause des conséquences inévitables.

C’est par la sagesse, c’est en révisant nos besoins à la baisse, que nous seront en mesure d’amorcer une transition vers une société de sobriété… au lieu de fonder notre salut sur l’innovation technicienne.

Sachant que toute innovation technique produit simultanément et indissociablement des effets bénéfiques et des retombées désastreuses…  nous sommes contraints à des choix, pour éviter les catastrophes.

Cela commence par le fait de ne pas mettre sa foi (et son salut) dans la technique… c’est un leurre.

Cela signifie même de développer une forme de résistance vis-à-vis de la technique… et d’oser expérimenter un style de vie alternatif (chrétien) qui nous dégage de la dépendance, de la dictature de la technique.

Il faut nous révolter par rapport à l’idolâtrie de l’efficacité technicienne qui est partout. Et retrouver la maîtrise de nos propres vies. Car nous choisissons ce que nous mangeons, ce que nous consommons, ce que nous achetons, la manière dont nous travaillons, ainsi que nos loisirs… c’est à nous de choisir en fonction de certains critères.

Une écologie du quotidien

L’écologie de Jacques Ellul est une écologie du quotidien, qui invite l’humain à reprendre en charge toutes les dimensions de son existence. Cela commence par une prise de conscience individuelle, et cela débouche sur l’émergence de petits groupes locaux de résistance, qui choisissent un style de vie alternatif… germes d’une nouvelle mentalité et d’une civilisation nouvelle.

La chose est claire : pour Ellul, l’issue de la crise écologique ne se trouve pas du côté de l’innovation technique… et donc pas dans les termes d’un « développement durable ». C’est un bluff, dont il faut s’émanciper.

Il faut rendre sa place – celle de Dieu – au Créateur et à son œuvre « la création ». Ce qui doit nous pousser à l’humilité et à la sobriété.

Pour conclure, je reviendrai une minute sur les 2 passages du Nouveau Testament que nous avons entendus :

– La parabole du gros propriétaire qui prévoit de détruire ses greniers pour en construire de plus grands, afin d’y abriter l’abondante récolte qui s’annonce. C’est, en quelque sorte, une métaphore de notre monde qui marche sur la tête.

Le désir du maître repose sur une erreur de jugement : le sentiment de sécurité que confère l’efficacité, la rentabilité et la fortune.

Cette sécurité est illusoire. Par une ironie tragique de la parabole, la nuit même, « on » lui réclame ce qui n’était qu’un prêt provisoire : la vie.

La conclusion est sans appel : non seulement le riche a tout perdu sur terre… parce que pendant qu’il élaborait ses plans pour construire de plus grands greniers, il n’a pas profité de la vie… et quand il a fini, il était trop tard… mais surtout parce qu’il s’est trompé de lieu où amasser ses trésors.

Son erreur, c’est son repli égocentrique sur ses besoins, c’est d’avoir voulu thésauriser « pour lui-même » au lieu de s’enrichir « auprès de Dieu », qui représente un usage des biens guidé par la solidarité humaine et l’amour du prochain.

Jésus cherche ainsi à montrer l’absurdité du « toujours plus » et d’un investissement uniquement pour soi.

Il redonne à l’enrichissement – ou plutôt au fait de profiter de la vie – une finalité altruiste : il doit être guidé par l’amour de Dieu et du prochain.

– Le passage se conclut par un appel à se faire un trésor « dans les cieux ». Car pour Jésus, le vrai salut vient de Dieu, et pas de l’argent, ni de la technique – comme le dirait Jacques Ellul.

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

La réalité, c’est que l’homme concentre sa réflexion et son désir – son cœur – sur ce qu’il vise.

On ne peut investir sa sécurité, à la fois, dans des biens éphémères – l’argent – et des réalités éternelles – en Dieu. Il nous faut choisir là où nous plaçons notre désir – notre cœur -, parce que si nous désirons toujours plus, c’est parce qu’en fait : nous désirons Dieu… l’Éternité… et rien de moins. Notre désir est à la taille du divin… et ne peut être assouvi que dans la quête de Dieu.

Alors, changeons de chemin… convertissons nos regards :

Soyons sobres dans nos besoins matériels et soyons plein de cœur et de désir, dans nos besoins spirituels. Et nous retrouverons le chemin du vrai salut, pour nous et notre monde.

Amen.

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