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Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous.
Jean 17 : 11

Dès les premières pages de la Bible, la Bible nous dresse un tableau de notre nature humaine assez peu flatteuse. Bien qu’aimés de Dieu et ayant tout pour être heureux, l’homme et la femme ont une propension bien établie à tout gâcher : abusant de la confiance qu’ils avaient en eux-mêmes ils croquent la pomme et quelques pages plus loin, les enfants nés de ce couple, se jalouseront au point que l’un d’eux finira par tuer l’autre (Abel et Caïn). Ces histoires vieilles comme le monde, sont une façon de dire que de tous temps, le désir de puissance et la violence sont inscrits dans notre nature même. Il n’épargne personne. Et c’est là un point de départ important que toute réflexion qui concerne la théologie (elle le fait déjà) mais aussi la politique, l’économie, la culture, l’éducation … devraient prendre en compte.

Car beaucoup de belles intentions se sont heurtées à lui, le communisme (tout mettre en commun) par exemple… Par ailleurs, dans nos églises dont beaucoup de personnes se plaignent de leurs imperfections….

Le proverbe qui dit « chassez le naturel et il revient au galop » décrit très bien cette propension des hommes et des femmes à être rattrapés par des « forces » puissantes qui sont enfouies au fond de nous.

Ces forces deviennent monstrueuses quand des individus les agrègent les unes aux autres, en font des idéologies, en écrivent des lois, en font des normes qui se construisent autour de boucs émissaires, car la puissance et la violence ont toujours besoin d’un autre pour se mettre en scène et défouler leur haine. Les exemples, hélas ne sont que trop nombreux : l’exclusion et l’humiliation des noirs pendant des siècles, la haine des juifs toujours vivace dans certains milieux, persécution des musulmans en Birmanie par exemple, des chrétiens dans d’autres endroits du mondes. Ce 13 mai 2018 sera pour des milliers de personnes encore une journée de deuil.

En Centrafrique, le pasteur Banga ne cesse de nous rappeler ce cycle de crimes et vengeances sans fin. Mais cette folie, ne nous y trompons pas ne prend pas racine dans la religion mais dans notre nature même et c’est pourquoi, nous revivons d’ éternels recommencements… C’est pourquoi il est essentiel de parler de la violence et de prêcher pour la non-violence.

Le combat de Martin Luther King a été exemplaire à double titre : pour le combat mené et pour la méthode non violente.

Car, (en effet,) il ne faut pas croire que les noirs se sont mobilisés en un jour : les noirs ont toujours lutté pour leur liberté. Et la colère qu’ils ressentaient après tant de siècles d’humiliation, d’esclavage, de ségrégation, d’injustice était une colère qui venait de loin, sourde et présente dans plus d’une famille. Des siècles de cruauté : l’arrière grand-père de Martin Luther King était ce que les blancs appelaient un « étalon » c’est-à-dire un homme dont on utilisait le sperme pour faire de enfants, des esclaves que l’on vendait…

Dans chaque famille, les raisons étaient nombreuses de se lever, de profiter de ce mouvement de foule pour céder à son tour à la violence et à la vengeance. Avoir réussi à mener ce combat de libération par la non-violence était donc extrêmement ambitieux et exemplaire dans le contexte de l’époque.

Un élément essentiel à retenir : Le principe de non-violence n’est jamais neutre puisque la nature de l’homme est violente, être non violent ne va pas de soi, cela se réfléchit, cela s’apprend, cela se décide et s’enseigne. Pour Martin Luther King cela s’enracine dans la parole biblique, dans l’être de Jésus qui a pris le parti de la non-violence et lui a donné une dimension existentielle et salutaire définitive.

Lire la suite de la prédication du pasteur Nina Liberman

 

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