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Culte conférence du 5 mai 2019 à Talence

Récit de Valérie de Visme

« C’est intriguée que je me rends au culte ce dimanche 05 mai. En effet, est annoncé un « culte conférence » animé par Mustapha Aliouat.

« Culte conférence », une formule à laquelle pour l’instant je n’avais jamais participé. Le thème est alléchant : « Il était une fois des Arbres et des Hommes ».

Que va-t-on nous conter, nous raconter, sur ces arbres, végétaux a priori sympathiques mais parfois envahissants (avouez que c’est plus facile de nettoyer une belle cour bien bétonnée qu’un jardin plein de feuilles et de plantes !).

Et que viennent faire ces hommes dans l’histoire, après tout, les choses sont fixées depuis longtemps, « la messe est dite » si je puis me permettre : les arbres sont à notre disposition depuis la nuit des temps, rien de neuf à l’horizon !

Dessin d'un homme assis à l'extérieur de la branche d'un arbre qu'il est en train de scier
Commentaire en français : @EPUdB

 

Nous commençons le culte de façon traditionnelle puis rapidement Mustapha nous introduit dans sa conférence avec diaporama à l’appui. Et nous voici plongés au cœur de l’intrigue ! Découvertes étonnantes, constats alarmants, histoire de la région fascinante. Voici quelques morceaux choisis : »

**********

« Dès l’origine de l’humanité, l’arbre faisait partie intégrante des communautés humaines. Des liens très forts unissaient les hommes et les arbres. Dans la plupart des civilisations, cultures et religions du monde, l’arbre occupa le statut d’individu sacré, durant plusieurs millénaires.

De nombreuses similitudes caractérisent l’Arbre et l’Homme : l’arbre comme l’homme se déplace, communique et échange avec ses congénères et son environnement. Il a même une réelle perception de l’univers qui l’entoure ! Tout comme l’homme, l’arbre a besoin de l’air pour respirer, de l’eau et des sels minéraux pour vivre et croître.

Ces deux individus remarquables ont besoin de système racinaires leur permettant stabilité et croissance, l‘un pour résister aux éléments climatiques (voir « le Chêne et le roseau » de Jean de La Fontaine ou les tempêtes récentes Martin et Klaus), et l’autre contre les aléas de la vie.

Mais on ne peut parler d’arbre sans parler de forêt. C’est en effet la forêt qui est le berceau de la biodiversité, de la vie. C’est la patrie des arbres. La forêt est un ensemble d’écosystèmes (plantes, bactéries, animaux…), et le principal réservoir terrestre de la diversité biologique, végétale et animale. La diversité biologique s’organise selon trois niveaux : celui des gènes, celui des espèces et celui des écosystèmes.

  • Des gènes dépend la capacité d’une espèce à résister aux changements de son environnement.
  • Des espèces dépend la capacité de l’humanité à assurer ses besoins du présent et du futur.
  • Des écosystèmes dépend la survie des espèces dans leur environnement. »

Les arbres sont non seulement des êtres vivants étonnant mais aussi des individus émouvants, touchants, et pas moins interactifs que bien des animaux. Ils ont développé un mode de fonctionnement étonnant bien avant que l’homme ne puisse penser sur ce fonctionnement.

Ô stupeur ! Ces choses qui perdent leurs feuilles tous les ans plus que je ne perds mes cheveux (en tout cas pour l’instant) sont des INDIVIDUS ! Et qui plus est, bien supérieurs à nos petites personnes dans leur interaction avec le reste de la nature. Nous dépendons d’eux, eh oui, nous, espèce soi-disant au sommet de la chaîne alimentaire !

Et que dire de la génétique…En effet, l’arbre fait soit jeu égal avec l’homme et ses 25 000/ 28 000 gènes, ou il le dépasse. Par exemple, le pin maritime a des gènes 8 fois plus gros que ceux de l’homme (INRA biogeco équipe Plomion), le chêne a 40 000 gènes. Quant à ce riquiqui petit grain de riz avec ses 40 000 gènes aussi il nous flanque une bonne leçon d’humilité !

Mustapha nous fait part ensuite de ses réflexions.

Individus sacrés hier, simples objets de consommation aujourd’hui, leur destruction massive en vue du profit est une catastrophe pour la planète, pour la vie et pour l’homme. Le Marché sensé éradiquer la misère, et les biotechnologies vaincre les maladies et permettre un meilleur développement de la vie, n’ont pas tenu leurs promesses. La prospérité et la santé devaient être au rendez-vous pour chaque habitant de la Terre. Or c’est l’inverse que nous voyons.

« Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent ». (F.R. de Chateaubriand).

Nous qui vivons dans le règne de la vitesse, du déracinement et l’isolement, notre plus vieux compagnon nous donne encore aujourd’hui plusieurs leçons pour mieux vivre en harmonie avec nos semblables, la nature, et avec notre Créateur. Prenons le temps de regarder ce que la forêt et les arbres nous apprennent de la Vie et d’eux-mêmes. Les chasseurs-cueilleurs savaient ce qu’ils devaient aux arbres.

“La Nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles ; l’homme y passe à travers des forêts de symboles qui l’observent avec des regards familiers.” (C. Baudelaire).

« Je ne puis regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’Univers » (V. Hugo).

À l’instar des poètes et des prophètes, écoutons nos compagnons nous enseigner sur notre lien et notre dépendance avec le monde vivant :

  • la lenteur ; elle n’est pas un frein à nos actions. Elle permet de construire des relations authentiques avec ceux que nous rencontrons et ceux qui nous sont donnés pour enfants, pour parents, amis, compagnons…
  • la sobriété ; elle n’est pas une source de frustration. Consommer avec modération, rechercher à être plutôt qu’à posséder. (I Timothée 6 : 6 à 8).
  • la générosité ; l’arbre accueille et nourrit oiseaux, animaux, amoureux, petits et grands enfants (grimpeurs).

L’arbre est aussi un messager du Divin et de la vie.

La Nature, le monde vivant, est une formidable bénédiction. Elle est un précieux cadeau pour toutes les générations d’humains. Il appartient à tous et d’abord aux croyants que nous sommes de veiller à sa préservation.

Il est encore temps de changer de paradigmes, en mettant l’Homme au centre de l’Économie et la Nature au centre de nos valeurs, avec la force que donne la Foi.

« La forêt, c’est encore un peu du paradis perdu. Dieu n’a pas voulu que le premier jardin fût effacé par le premier péché. » (M. Aymé).

Hébreux 13 : 5 à 6 : « Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien… ».

Apocalypse 22 : 1 à 2 : « Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu… sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie produisant 12 fois des fruits… et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. »  

**********

«Désormais l’arbre de vie n’est plus interdit mais accessible à tous, en tout temps, et son fruit est guérison pour toutes les nations.

Nous terminons ce culte avec ce beau message d’espoir, et avec la conviction profonde que nous pouvons tous agir à notre niveau, que nous pouvons œuvrer aux côtés de la Nature pour la sauvegarde de notre monde, éternellement soutenus par l’amour inconditionnel de Dieu.

Merci à Mustapha pour ce partage !

Mais au fait, j’espère qu’après tout ça vous avez tous, en rentrant chez vous, fait un gros câlin aux arbres de votre jardin, aux plantes de votre balcon, à votre petit cactus préféré …

Un petit smiley qui s'amuse

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