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Est-ce qu’on peut aimer quelqu’un qui n’a pas de failles ?

En vérité, nous avons tous des failles, de ces lieux un peu incohérents de nos trajectoires, de nos personnalités. De ces lieux où nous sommes plus fragiles, plus sensibles, plus vulnérables, et où il nous semble que nous serions moins aimables si nous y étions découverts. Nous avons tous des failles, mais nous ne les reconnaissons pas toujours, ou nous ne sommes pas toujours prêts à les laisser reconnaître par les autres.

Nos leaders politiques, par exemple, font le choix de paraître forts et sûrs d’eux-mêmes ; peut-être que la logique électorale le demande. Mais je ne suis pas sûr que cela les rende très aimables.

Lecture biblique : Évangile de Luc 15, 1-3 et 11-32

Voici, avec Jésus, une histoire de failles. D’abord, évidemment, celle du fils cadet. Faille tellement grande qu’elle en est devenue une faillite ! Qu’y avait-il dans son existence pour qu’il ait eu ainsi besoin de partir, de prendre sa part d’héritage, de couper les ponts ? La parabole reste silencieuse sur ce point, avec une certaine délicatesse. Mais le résultat est là : la misère patente, la déchéance, l’humiliation de venir mendier la survie chez ce père qu’il pensait avoir laissé définitivement derrière lui, dans ce lieu trop étriqué de son enfance. C’est un enfant blessé qui revient, sans pouvoir cacher sa blessure.

Le fils aîné est-il beaucoup mieux loti ? Lui qui apparaît tardivement dans l’histoire, mais chez qui on entend une amertume nourrie depuis de longues années : « père, il y a tant d’années que je te sers, sans jamais désobéir, et tu ne m’as jamais donné même un chevreau pour faire la fête avec mes amis… » En lui aussi se trouve une faille profonde, par laquelle tout à coup la colère se met à jaillir comme une source trop longtemps contenue. Enfin, on pourrait dire. Enfin la colère qui va mettre cette faille au jour, et permettre peut-être de l’apprivoiser !

Parce qu’on ne comble pas les failles. Les blessures, on les soigne, on les panse, elles se cicatrisent. Mais les failles, elles, demeurent, elles nous accompagnent, elles font partie de notre humanité, on ne peut qu’apprendre à les reconnaître et à les apprivoiser. Et, peut-être alors, elles nous rendent plus aimables, parce que plus humains.

Lire la suite de la prédication du Pasteur Eric de Bonnechose

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