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Prédication par Marianne Authier, le 17 mars 2019 au temple de la Bastide.

Lectures bibliques :
Matth 17,1-13 / Luc 9,28-36

Mais que faut-il croire de ce passage de la bible appelé  la Transfiguration ?

Est-ce réaliste ?

Jusqu’à présent toutes les manifestations de Jésus se passaient au milieu du peuple. Tous les miracles accomplis, c’était lui et lui seul parmi la foule des malades, des boiteux, des lépreux, des fous, jusqu’à la résurrection de Lazare. Tous ont été témoins et tous étaient dans l’admiration de tout ce que faisait Jésus.

Jésus est au milieu de la misère du monde, de la souffrance du monde, rien de plus réaliste, de plus palpable. Ca fait sens même pour nous 2000 ans après. Dire que nous n’aurions pas été dans le doute et que nous n’aurions pas cherché la supercherie du guérisseur, du gourou, c’est beaucoup dire, un peu de scepticisme c’est dans la nature humaine, mais au bout d’un moment, les miracles s’accumulant, j’ose dire, qu’on aurait commencé à y croire ! Il en a trop fait ce Jésus : calmer la tempête, marcher sur l’eau, multiplier les pains, changer l’eau en vin, et guérir, guérir tant de gens !

Cette foule ne se déplace pas pour rien, elle est subjuguée, et nous aussi : le voilà le messie, le fils de Dieu, enfin !

Mais pourquoi du milieu de tous ces récits fallait-il nous raconter la transfiguration ? Où est le réalisme ?

Ça commence bien : Jésus et trois disciples grimpent sur une montagne pour prier. Quoi de plus normal ? Un peu de repos, de tranquillité, loin de la foule, ça parait raisonnable. J’imagine ces disciples montant la montagne en toute innocence, ne se doutant pas de la suite des évènements.

Et l’évènement arrive : Jésus discute avec deux prophètes, Moïse et Elie, morts plusieurs siècles avant. Une nuée arrive, une voix retentit. Les disciples sont saisis de frayeur, on les comprend. Pierre est tellement perturbé qu’il pense à construire trois cabanes !

Et nous, quelle réaction avons-nous devant ce récit ? Sceptiques ? Incrédules ?

Pourquoi Moïse ? Peut-être l’analogie avec le visage de Moïse descendant de la montagne et possédant les tables de la loi ? Son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec l’Eternel.

Pourquoi la présence d’Elie, prophète d’Israël du IXème siècle avant J.C. ? Tous les six épisodes de sa vie, sauf le dernier, concernent le conflit entre l’adoration de Dieu et celle de Baal, qui avait été introduit en Israël par la femme du roi Achab, Jésabel.

Elie s’est toujours opposé à l’adoration d’un dieu païen tel que Baal. Il a toujours exhorté le peuple à adorer Dieu et à observer les standards de justice énoncés par Moïse. 

Parmi tous les prophètes de l’ancien testament ces deux-là, ont été choisis. Ils apparaissent à Jésus et aux trois disciples et tout le monde les reconnaît. Rien d’étonnant de la part de Jésus, fils de Dieu. Mais comment les disciples ont-ils pu mettre un nom sur ces deux hommes parlant avec Jésus ? Encore un mystère pour eux et pour nous. On comprend leur frayeur devant cette situation. Ils sont témoins de quelque chose qui les dépasse et ils en restent muets.

Cette transfiguration intervient au milieu de l’évangile, au sommet de la grandeur de Jésus et de l’adoration du peuple pour lui. Mais on sait qu’après, Jésus descend vers Jérusalem et descend vers sa mort et sa crucifixion.

Cette transfiguration fait écho au baptême de Jésus. Lors de son baptême, l’esprit de Dieu descend comme une colombe sur Jésus, une voix se fait entendre : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »

Pendant sa transfiguration une voix aussi se fait entendre : « Celui-ci est mon fils élu – écoutez-le ».

Par deux fois, Dieu se manifeste, par deux fois il nous dit, que Jésus est son fils bien-aimé, mais dans la nuée de la transfiguration il nous dit, aux disciples comme à nous : Ecoutez-le !!

Et finalement n’est-ce pas le plus important ?

Qu’on ait du mal à croire dans la présence de Moïse et d’Elie, qu’on ait du mal à comprendre ces disciples, endormis, réveillés et constructeurs de cabanes, est-ce bien le plus important ?

Je pense que le mot de toute l’histoire est celui-ci : Ecoutez-le !

Ecoutez-le, ce Jésus de Nazareth, depuis ce premier miracle aux noces de Cana et jusqu’à la fin ou plutôt le commencement : le tombeau est vide, Jésus a vaincu la mort, il est ressuscité !

Ecoutez-le quand il parle de la paille et de la poutre dans nos yeux.

Ecoutez-le quand il nous dit qu’il faut bâtir notre maison sur le roc.

Ecoutez-le lorsqu’il pardonne à la femme adultère.

Ecoutez-le lorsqu’il ressuscite Lazare.

Ecoutez-le lorsqu’il nous dit qu’il faut nous aimer les uns les autres ! Le faisons-nous toujours ? Parce que c’est si difficile d’aimer nos ennemis !

Alors abandonnons notre scepticisme, notre incrédulité devant cet épisode de la transfiguration et écoutons-le, ce Jésus, fils de Dieu.

Comme le dit Paul dans sa lettre aux Ephésiens : « demeurez ainsi fermes dans le Seigneur »

Amen

peinture de la transfiguration par Raphaël
"la transfiguration", Raphaël, 1518-1520, Musée du Vatican
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