Nous voici cheminant vers Pentecôte, point culminant de l’année liturgique marquant l’envoi en mission, l’élan de l’église tournée vers le monde et en particulier l’engagement des catéchumènes à prendre «  leur part au service de l’Évangile » par la confirmation de l’Alliance de leur baptême et devenir à leur tour témoin.


Ce point de rendez-vous n’aura pas lieu, du moins pas tout de suite, pas à Pentecôte et comme pour tout le reste de la vie et de la vie de l’Église, il faut repousser à plus tard les événements qui nous sont chers et de penser à toutes les cérémonies qui vont être déplacées.

Malgré cette « valse des imprévus compliqués et douloureux », il nous faudra relancer l’existence avec ce qui nous semble viable, sans altérer davantage l’humanité, la vie, la nature, les relations.

Dans ce chamboulement, nous avons l’occasion unique peut-être de poser à plat tout cela et saisir dans ce temps de crise, un temps de réflexion pour re-imaginer l’Église, nous qui sommes dénudés de nos habitudes à cet instant, re-imaginer ce que sera l’Église d’après :

  • Un monde virtuel,
  • un jardin en réseaux à développer, à connecter,
  • un désir certain des retrouvailles mais à distance,
  • une Cène autrement,
  • une communauté vigilante, solidaire toujours …

il faudra repenser la question de l’humain «  corps-âme-esprit », un tout ?

Enfin, comprendre que le monde a changé et que l’Église doit avoir les moyens de communiquer sans toujours devoir bricoler.

« L’Église d’après » sera celle que nous voulons qu’elle soit, en veillant sur l’essentiel, le vivre ensemble fraternel de l’Évangile  où chacun trouve sa place, « une place marquée à jamais par son baptême et où chacun prend sa part au service de la Bonne Nouvelle ».

Les imprévus nous ont frappés mais notre vielle Église saura résister, s’inventer de nouveau, fidèle à ses rendez-vous et accueillir à nouveau

«comme le Christ nous a accueillis pour la gloire de Dieu »
(Rom.15.7).

Pasteure Valérie Mali

Photo d'une bible

Un mot d'Henri Seillan - Président du CCL de Bordeaux Ville

Ecclesia reformata semper reformanda.
« L’Église réformée est toujours à réformer » dit l’adage du XVIIe siècle.

 
Chers frères et sœurs,
 
Le 11 mai, il y aura donc pour l’histoire un « avant » et un « après » 11 mai, un confinement et un déconfinement, une Église qui s’est réinventée à la faveur des nouvelles technologies et une Église qui perdure. Comment ?

Dans un courrier transmis à l’ensemble des présidents de l’Église, Emmanuelle Seyboldt s’interroge « Quand pourrons-nous refaire des cultes « en vrai » et pas par écrans ou papiers interposés ? Quand pourrons-nous célébrer la Cène ? »

Nous ne pouvons malheureusement pas y répondre, ni pour les cultes, ni pour les actes pastoraux, mariages, baptêmes, confirmations, ni pour les AG…

Mais nous pouvons malgré tout réfléchir, réfléchir à ce que sera notre Église de demain, notre paroisse du Hâ !

Faut-il accélérer sur le développement numérique ?

Arabelle de Cazenove et Charlotte Soyris ont modernisé l’offrande avec le panier CB et facilité les offrandes sur internet. Le développement numérique donnerait la possibilité aux paroissiens, et aux autres, d’assister sans être présent physiquement, en direct ou en téléchargement, aux cultes, aux réunions de notre paroisse. Un « acte 2 » de la modernisation de notre paroisse.

Quid de la Sainte Cène ?

Les nouvelles préoccupations sanitaires nous questionnent sur son organisation.

  • Quelle fréquence ? Tous les 15 jours, une fois par mois, par trimestre ? Les réformés ont pendant longtemps célébré la Cène quatre fois dans l’année pendant que les luthériens la célébraient tous les dimanches. La question peut se poser, y réfléchir sans tabou est la richesse de notre Église Unie.
  • Comment ? Une coupe ou des verres individuels, un célébrant qui donne le pain ou une corbeille qui passe de main en main. Réfléchissons-y.

A ce jour, il n’y a pas de réponses à ces questions mais qu’il est enthousiasmant d’y réfléchir !
 
Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Henri Seillan

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