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Prédication de Morgane Montenegro, 31/03/2019, Temple de la Bastide

Textes :

Josué 5, 10-12,

2 Corinthien 5, 17-21,

Luc 15 1-3 et 11-13

Psaume 34.

Le retour du fils prodigue, Rembrandt, 1668, musée de l'Ermitage, St. Petersburg
Image: Rembrandt, le retour du fils prodigue, 1668, Musée de l'Ermitage, St. Petersbourg

 

        Dans le texte sur « La parabole du fils perdu et retrouvé », le père accueille avec joie son fils perdu, et pécheur. L’enthousiasme du père pour ce fils entraine l’incompréhension et le courroux du 2ème fils, qui ressens le comportement du père comme une injustice. Dans ce passage, nous pouvons nous identifier à l’un ou l’autre des personnages bien que souvent nous soyons un mélange des deux. En effet, nous est-il jamais arrivé de nous éloigner, de nous égarer de Dieu comme le fils cadet? Au contraire, sommes-nous à l’instar du fils aîné, un serviteur fidèle mais peut-être trop docile et sans contraste, incapable de se remettre en question ?

Le thème des deux frères est récurrent dans la Bible. Ainsi, à l’instar des deux frères de cette parabole, Caïn et Abel, dans la Genèse, renvoie également à la rivalité et à la jalousie. Tel le fils prodigue, reçu par son Père avec une grande joie, Dieu accepta l’offrande de Abel et refusa celle de Caïn, ce qui rendit ce dernier furieux.

        De prime abord, la réaction du Père peut nous sembler injuste et sans fondement. En effet, quel père féliciterait un fils dépravé et pécheur ? Pourquoi le fils resté à ses côtés, serviable, bon et raisonnable  ne serait-il pas plutôt l’objet de l’admiration de son père ?

        Ainsi, l’attitude du père peut tout d’abord nous sembler inique. Cependant, si nous analysons d’avantage le texte, nous pouvons remarquer que ce dernier nous ouvre d’autres chemins. S’étant éloigné du père, l’attitude du plus jeune est bien sûr répréhensible. Cependant, il serait intéressant de nous pencher également sur l’attitude du fils aîné. La perfection apparente de celui-ci ne peut-elle pas être renversée tant il semble se complaire dans une sorte de dogme, une routine, une habitude, peut-être une lassitude ?

Il est donc parfois nécessaire, afin de trouver notre chemin et une relation véritable à Dieu, de s’éloigner, de prendre de la distance, de se questionner, même si nous nous égarons parfois. A juste titre, Vaclav Havel, écrivain et homme politique tchèque, prononça cette phrase : « Il nous faut parfois tomber jusqu’au fond de la misère pour reconnaître la vérité, de même qu’il nous faut descendre au font du puits pour apercevoir les étoiles ».

Enfin, cette parabole souligne le fait que Dieu n’abandonne jamais celui qui s’éloigne. En effet, après s’être éloigné, si nous adoptons une attitude sincère et nous engageons à changer, Dieu accueille notre repentance et notre désir de changement avec amour. L’écrivain finlandais Tito Colliander écrit à juste titre que, « si nous faisons un pas vers Dieu, il en fera dix vers nous ». La porte reste ainsi ouverte pour le fils prodigue qui renvient en courant vers son père. Cependant, Dieu aime que ses enfants soient libres de partir, de s’en aller pour mieux revenir et avoir une relation adulte et responsable envers lui, pleine de discernement.

Nous sommes tous, tour à tour, comme ces deux fils, éloignés ou fidèles mais encrés dans nos habitudes et nos certitudes. Cependant, Dieu nous accueille dans la totalité de notre être et de notre complexité. Il fait les premiers pas vers nous, nous accompagne et nous ouvre les bras.

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