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« Mais vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon les désirs de votre propre nature. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres. Car toute la loi se résume dans ce seul commandement : « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. » Galates 5:13-14

Liberté. Liberté chérie !

Reproduction (photo) du tableau Liberty de Jean-Michel Basquiat
Reproduction (photo) du tableau Liberty de Jean-Michel Basquiat

La liberté et la vérité sont deux mots, idées, dimensions dans lesquels nous nous débattons sans cesse dans des environnements sociétaux complexes. La duplicité et le mensonge d’une part, la contrainte et l’obligation de l’autre sont des réalités omniprésentes qui nous projettent en permanence vers les autres, ces « autres », « cet autre » qui limitent dangereusement cette liberté personnelle à laquelle nous tenons et qui remettent sans cesse en question la vérité sur nous-mêmes, sur moi-même et sur le monde qui nous entoure.

De sorte que penser détenir la vérité (ce que nous avons tous tendance à faire) est aussi périlleux que de croire que « je peux faire ce que je veux », selon l’expression courante attachée à ce sentiment de liberté… car être libre c’est forcément faire ce que je veux… et non vouloir ce que je fais !

« L’enfer c’est les autres », disait Jean-Paul Sartre. Mais, je vois bien, moi, que la liberté sans les autres n’a aucun sens et aucune réalité de vie. Libre et seul : quel intérêt ?

L’intrusion du débat initié par le mouvement des gilets jaunes en France émergeant au cœur de cette complexité me semble renvoyer, et ce n’est pas une coïncidence, à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité… où la liberté est conditionnée par l’équité mais aussi par le partage avec l’autre sans lesquels la vie en société devient vite une jungle ou un chaos dans un appauvrissement général. Quant à la fraternité, je ne sais pas si cela relève du cœur ou de la raison mais le mot lui-même désigne bien une communauté de vie, un bien commun, un avenir collectif et, finalement conduit à une vérité qui s’impose à tous. Une espèce de voie de la sagesse.

Reproduction du tableau In Italian, Jean-Michel Basquiat, 1983
Reproduction du tableau In Italian, Jean-Michel Basquiat, 1983

Pour l’apôtre Paul et la Bonne Nouvelle de l’Évangile la liberté sans la communauté est une absurdité, et l’épanouissement de l’individu sans l’amour de l’autre n’est qu’une voie sans issue.

Et si l’Évangile et la foi en Dieu nous menaient vers une juste compréhension de la liberté ? Être libre : non pas au détriment de l’autre mais en aimant l’autre. Parce que j’aime l’autre, alors je suis libre ?

À essayer.

Pasteur Pascal VERNIER


Pour aller plus loin, ces reproductions (photos) de deux tableaux de Jean-Michel Basquiat (1960-1988), artiste américain d’origine haïtienne et portoricaine, dont l’œuvre est souvent placée sous le signe de la protestation pour les droits civiques et réels. Le tableau « Liberty » sur fond noir évoque une pièce de monnaie de 25 cents (un quarter), où figurent un buste de George Washington, et les mentions « Liberty » et « In God we trust ». Basquiat détourne la pièce en évoquant la figure de l’opprimé, la date de 1951 étant celle du démarrage du mouvement des droits civiques (pour les Noirs) aux Etats-Unis.

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