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Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux et, pendant qu’il était à table, une femme vint, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum de nard, pur et très coûteux. Elle brisa le flacon d’albâtre et lui versa le parfum sur la tête.
Quelques-uns se disaient entre eux avec indignation : « A quoi bon perdre ainsi ce parfum ?
On aurait bien pu vendre ce parfum-là plus de trois cents pièces d’argent et les donner aux pauvres ! » Et ils s’irritaient contre elle.
Mais Jésus dit : « Laissez-la, pourquoi la tracasser ? C’est une bonne œuvre qu’elle vient d’accomplir à mon égard.
Des pauvres, en effet, vous en avez toujours avec vous, et quand vous voulez, vous pouvez leur faire du bien. Mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait : d’avance elle a parfumé mon corps pour l’ensevelissement.
En vérité, je vous le déclare, partout où sera proclamé l’Evangile dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle a fait. »
Évangile de Marc, chap. 4, 3-9

Quel âge a cette femme ? Et qui est elle ?

Évidemment, on ne le sait pas. Mais je voudrais qu’on se pose la question ensemble, pour comprendre son geste, et pour comprendre ce que l’Évangile attend de nous.

17 ans – spontanéité

Elle a 17 ans. Il y a quelque chose de jeune, de vrai et de spontané dans l’attitude de cette femme qui fait irruption dans la maison. Quelque chose de contemporain aussi. Notre époque n’est-elle pas adolescente, dans la spontanéité, dans le ressenti, dans l’instant, dans le bousculement des règles… ?

Quand la femme entre, tout semble immobile, installé à sa place. Il y a un village (Béthanie), une maison (celle de Simon), un temps fixé (celui du repas). Il y a des hommes, probablement à moitié allongés pour prendre ce repas, il y a des règles de bienséance, et probablement des femmes à la cuisine. Elle surgit, dans ce groupe d’hommes, et à un moment incongru, et pour un geste déplacé, exagéré. Pour sûr, celle là ne connaît rien à la discrétion et à la sobriété protestantes ! Elle a quelque chose à exprimer, et elle l’exprime au mépris des convenances. On ne sait pas ce qu’elle exprime d’ailleurs, et ce n’est pas le moindre étonnement de ce récit. AMOUREUSE ? DIRE MERCI ? DEMANDER QQCH ? Un mélange de tout cela, sans doute.

Et plus simplement : vivre un élan affectif entier, avec quelqu’un qui a su la comprendre, qui a su l’entendre… Ce n’est pas très raisonnable, ce qu’elle fait. C’est du feeling, du ressenti, de la pure relation subjective. L’odeur qui se répand dans la maison où se trouve Jésus est une belle image de cette spontanéité, de ce feeling qui produit tout à coup une action étonnante, et qui se dissipe après quelques instants. Elle fait sentir et ressentir ce qui la traverse. Pensons à vous, adolescents, ou jeunes adultes. Vous pour qui il est parfois difficile de participer à des activités de l’Église, sauf peut-être quand vous “ le sentez ”, sur des « plans cool » et souvent ponctuels.

Pour certains, l’Église, aujourd’hui – comme beaucoup d’autres domaines de la vie – c’est “ comme tu le sens ”…  Ne rejetons pas ce « sentir » là, sous prétexte qu’il serait éphémère. Étonnons-nous plutôt de ne pas être plus attentifs à toutes ces tonalités d’émotions qui sont dans nos vies, comme dans les psaumes. Étonnons-nous de faire si facilement de nos textes des objets d’étude, plutôt que des parfums qui nous accompagnent dans la journée. Étonnons-nous plutôt de ne pas bien savoir entendre ce que Dieu nous dit dans les variations de nos propres climats intérieurs. Les premières générations de chrétiens – je pense aux Pères du Désert au IVème siècle – avaient appris à écouter et décrypter les messages de nos climats intérieurs. Ils ne craignaient pas d’en déboucher le flacon. Dieu parle… dans la mesure où sa parole rencontre la subjectivité de nos cœurs.

40 ans – don de soi

Mais peut-être que notre femme n’a pas 17 ans. Qu’elle a mûri… Elle a plutôt 40 ans. Elle a déjà fait une traversée du désert, elle sait ce que c’est que l’épreuve, elle sait reconnaître ce qui est essentiel et ce qui l’est moins ; elle découvre par ses enfants ce que c’est que de s’oublier soi-même pour se donner aux autres… Elle sait ce que c’est que de donner largement sans savoir ce qui va en rester.

Lire la suite de la prédication du Pasteur Eric de Bonnechose

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