Sept semaines déjà, mais à la différence de celles qui précèdent, nous voyons en principe le bout du tunnel, la sortie de cet état de vase-clos, le 11 mai !

Ce n’est pas, sans nul doute, le moment favorable pour établir la liste de choses à faire, à défaire dans l’Église, ni de combler trop vite tous les manques durant cette période hors du commun.

Accepter déjà avec humilité, l’idée de ne pouvoir tout faire immédiatement et résister à une déferlante du « faire ceci, faire cela » car sans les lieux d’Église, notre « faire » est bien limité !

Ensemble, nous sommes entrés dans nos maisons, ensemble nous allons en sortir en aspirant aux retrouvailles, aux liens qui se sont resserrés durant cette période, à ceux dilués. Certains ont éprouvé une grande solitude, un chagrin véritable.

L’excès ne sera pas de mise sinon de prendre la mesure des choses, posément, sans hâte, en profondeur, recentrer sur l’essentiel, sans nous remettre « sous le joug de nos propres servitudes ».

C’est peut-être cela le bonheur simple d’être chrétien au service de l’Évangile, puiser avec humilité et enthousiasme à la sève de la liberté et de l’amour du prochain sous la conduite de l’Esprit,

« la lettre tue mais l’Esprit fait vivre ». 2 Corinthiens 3.6.

Pasteure Valérie Mali

Photo de bord de mer dans une ambiance de coucher de soleil
@Jean Geoffrion

Un mot d'Henri Seillan - Président du CCL de Bordeaux Ville

Chers frères et sœurs,

Depuis mardi soir et le discours du Premier Ministre Édouard Philippe, il nous est possible d’espérer de nous revoir avant la dispersion estivale.

Alors oui, quand nous recroiserons nos regards, ce sera sans notre pasteure Valérie Mali.

Oui, nous devrons respecter ce que nous avons pris l’habitude d’appeler « les gestes barrières ».

Oui, nous devrons nous saluer de loin, les journalistes disent « à l’asiatique ».

Oui, nous ne pourrons pas assister au culte et célébrer la sainte cène « comme avant ».

Et malgré tout cela et bien d’autres choses encore, quelle joie !

Ce confinement sans culte aura révélé une chose chez chacun de nous.

Pour certain, ce rendez-vous manqué depuis le 14 mars avec ses échanges entre paroissiens, avec l’écoute de la Bible et de la prédication, avec ses prières peut révéler un manque social et une difficulté à vivre pleinement la foi.

Pour d’autres, c’est peut-être la perte d’une liberté, liberté de se rendre ou pas au culte du dimanche qui révèle un « moins bien » dans sa vie de croyant.

Alors oui c’est une joie ! Une joie intense de penser que notre communauté de Bordeaux-ville, notre paroisse du Hâ, puisse vivre de nouveau dans son temple le verset de Matthieu que vous connaissez bien « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux ».
 
Prenez soin de vous.

Henri Seillan

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