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L’un de vos proches – ou vous-même – est

Hospitalisé à Bordeaux

Dans de nombreux établissements, l’aumônerie protestante propose une visite d’amitié, une écoute, un soutien moral et spirituel …

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Pour joindre l'aumônerie des établissements sanitaires et médico-sociaux (ESMS)

Hôpitaux (jours de permanence):

  • Saint-André (mercredi),
  • Pellegrin (lundi et mardi),
  • Haut-Lévêque (jeudi et vendredi),
  • Xavier Arnozan (jeudi et vendredi),
  • Jean Abadie
  • EPHAD de Lormont

Pasteur : Philippe BIYONG

Téléphone : 06 13 87 17 90
Email : philippe.biyong@chu-bordeaux.fr

Télécharger la Présentation aumônier protestant

  • Fondation Bagatelle et groupement BAHIA, sites de
    • Bagatelle,
    • Robert Picqué,
    • l’Ajoncière
    • Targon
  • Maison Protestante de Retraite (Résidence Marie Durand)

Pasteure : Françoise VINARD

Téléphone : 06 98 37 47 84
Email : f.vinard@mspb.com

Établissements desservis par l’aumônerie de la Fédération Protestante, pôle de Bordeaux 

  • Institut Bergonié
  • Centre Hospitalier Charles Perrens
  • Centre de la Tour de Gassies
  • Clinique Bordeaux Nord

Contacter l’aumônier de la FPF
Gérard Cazalis
Téléphone : 06 86 20 50 02

Autres établissements :

Pas d’aumônerie protestante

Prendre contact directement avec le pasteur du secteur ou le secrétariat de l’Église Protestante Unie de Bordeaux au  05 56 52 60 47

A noter : possibilité d’hébergement pour les familles venant de loin

Qu'est-ce qu'un aumônier ?

À l’origine, est appelé aumônier un membre du clergé catholique nommé par un Évêque dans un diocèse auprès d’un noble, d’une cour royale ou une personne fortunée pour recueillir et faire le partage des libéralités offertes à l’Église. Ce qu’on appelait aussi par défaut des oboles.

L’aumônier devait reverser l’essentiel de ces oboles à l’Église et accorder des aumônes aux pauvres que lui indiquaient ses collègues prêtres. D’autre part il devait répondre aux demandes de services liturgiques formulées par ces instances et assurer l’instruction dans ces lieux ciblés si cela lui était demandé.

L’aumônier dans ce contexte était un « cappellum nominare », un chapelain désigné ou nommé. Ou alors un élémosinaire, c’est-à-dire un dignitaire dans une Abbaye chargé de la distribution des aumônes. Cette charge ou fonction existait dans l’Église catholique depuis le cinquième siècle.

Plaque affichant l'Aumônierie au CHU de Bordeaux
Affichage de l’Aumônerie Protestante au CHU de Bordeaux

 

Selon les annales de l’histoire le terme aumône apparaît dans la langue française pour la première fois en 1155. Tandis que l’emploi du mot aumônier fut tenu en 1174. A partir de ces dates ce terme et celui de chapelain qu’il clarifiait désignaient tout prêtre chargé d’accomplir des actes de diaconies et de bienfaisance. Certains d’entre eux étaient, comme à ces aurores de l’Église dont nous avons parlé, chargés de récolter des dons en faveur des personnes en proie à la misère.

Lorsque la Loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État est entrée en vigueur en France les notions d’aumônier et d’aumônerie ont pris un autre sens. Était désormais reconnu comme aumônier un clerc (membre du clergé catholique), un pasteur ou un laïc mandaté par son institution religieuse pour apporter un soutien matériel ou spirituel à des groupes ou personnes particuliers en des lieux précis : couvents, écoles, armées, prisons, hôpitaux, ou associations d’inspirations religieuses. La Loi de 1905 affirme dans son titre premier article deux :

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du premier janvier qui suivra la promulgation de la Loi, seront supprimés des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrits auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que les lycées, collèges,  coles, hospices (établissement ayant pour vocation l’assistance aux indigents, aux handicapés et aux personnes âgées), asiles et prisons. Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l’article trois ».

Ainsi, le titre d’aumônier fut également donné à partir de cette date en France à des laïcs (et pas seulement aux clercs ou aux pasteurs) chargés d’une mission pastorale dans ces lieux indiqués par la Loi.

Philippe Biyong, Pasteur de l’Église protestante unie de France, aumônier protestant du CHU de Bordeaux.

Que fait l'aumônier ?

Il visite, il écoute, il soutient, il accompagne des personnes en séjour à l’hôpital ou en maison de retraite. Parfois il parle de Dieu, il ouvre la Bible, il prie, il chante avec elles; mais pas toujours, pas souvent.

Mais toujours il reste témoin de l’Évangile, bonne nouvelle d’un Dieu qui aime et prend soin. Il marche au pas de l’autre, il s’adapte à des états de santé et des programmes de soin compliqués. Il sillonne les couloirs, attentif aux regards, aux ambiances, aux rencontres possibles.

Sans prosélytisme, il s’efforce de faire signe. Ici, une personne âgée qui déambule avec sa perfusion, là une dame qui attend à la porte la fin des soins pour son père. Là, une assistante sociale, un médecin de passage, un agent d’entretien, un plombier…

L’aumônier ne rase pas les murs, il est discrètement présent, il essaye de tisser une confiance. Peu à peu, il entre en amitié avec les professionnels de ce monde si particulier, avec certaines de leurs questions, de leurs difficultés. Par eux, il accède parfois à des personnes qui n’auraient pas pensé à l’appeler, mais qui finalement trouvent du réconfort dans sa visite.

Il sait aussi passer des relais, à une infirmière, à une psychologue, à un aumônier catholique. Il apporte son regard et sa compétence à une institution complexe. Lieux de formation, comité d’éthique, comité de lutte contre la douleur, et même la CRUQPC peuvent lui faire signe…

CRUQPC ? Ah oui : Commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge…

Badge de l'aumônier protestant à Bagatelle
Badge de l’Aumônier à la Maison de Santé Protestante Bordeaux-Bagatelle

 

L’aumônier n’est pas seul, il est environné de partenaires ! L’Église l’accompagne, par sa commission d’aumônerie. Elle l’envoie, il y témoigne de son expérience et des échos du monde de la santé. Autant qu’il peut, il partage sa mission avec des auxiliaires bénévoles, qu’il s’agit d’appeler, de former, d’accompagner…

Il veille à sa formation, et parfois cherche une oreille aguerrie pour l’écouter car son cœur et son âme sont son premier outil de travail. Il se réjouit de rencontrer ses collègues aumôniers, et partage avec eux les questions de ce ministère spécialisé et formidable ! Ainsi l’aumônier pourra supporter et peut-être dépasser les moments difficiles qui le mettent à l’épreuve.

Parfois mal accueilli ou ignoré, solitaire, se sentant inutile ou invisible dans l’espace de l’hôpital, ou à l’inverse gênant, mal compris, regardé d’un œil méfiant ou même hostile. Confronté à des situations extrêmes aux limites de la vie, de la mort, de la communication, de l’angoisse ou de la douleur…

Que fait l’aumônier ? Il jardine, dans un jardin public ouvert sur la cité, sous le grand ciel de Dieu.

Eric de Bonnechose, Pasteur de l’Église protestante unie de France, aumônier des établissements médicaux et sociaux protestants de Bordeaux.

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