Prédication du pasteur Pascal LEFEBVRE lors du culte du 4 octobre 2020 au temple du Hâ, Bordeaux, avec un baptême et des confirmations

Lectures bibliques (choisies par les catéchumènes)

Romains 12 : 9-18 , 21 ; Matthieu 7 : 7-12 ; Marc 8 : 34-37


Répondre à la grâce de notre baptême

Chers amis,

En ce jour de fête pour notre église, qui accueille une petite baptisée et 3 grandes confirmantes, j’avais envie de réfléchir, dès maintenant, avec vous sur les suites de ce baptême et de ces confirmations.

Comme nous le savons, le baptême est un sacrement, nous y recevons – de façon visible – à travers l’eau et la parole performative – la grâce invisible de Dieu, le signe de son amour pour nous… et nous y recevons aussi une parole de bénédiction de la part de Dieu.

C’est un moment de joie, car c’est toujours heureux de recevoir une parole de bénédiction de la part de Dieu, qui nous reçoit comme son enfant, qui nous veut du bien, qui nous accompagne et souhaite le meilleur pour notre vie. C’est le signe que notre vie compte et que Dieu nous ouvre un chemin avec lui.

Tout le monde a envie de recevoir une bénédiction.

A travers un certain nombre de personnages : Abraham, Jacob, Joseph et ses fils… , la Bible nous montre que l’être humain, le croyant, aime à recevoir – cherche à recevoir – la bénédiction de Dieu.

C’est comme un don qui nous est adressé, un cadeau qui dit le OUI de Dieu sur notre être et notre vie. C’est comme une sorte d’assurance spirituelle d’amour éternel… qui dit une présence positive…qui affirme que nous sommes approuvés et accompagnés par l’Esprit de Dieu.

Mais, on oublie parfois que si cette grâce est inconditionnelle – si cette bénédiction est un cadeau – elle nous ouvre un chemin, elle pointe une direction :

3 panneaux directionnels photographiés dans un ciel bleu
@Pixabay – EPUdB

Dieu nous dit OUI et nous assure de sa présence, et, en même temps, il nous propose une voie, une route… un chemin étroit, resserré, disait même Jésus (Matthieu 7 : 13-14).

La bénédiction de Dieu n’est pas un laissez-passer pour n’importe où.

La grâce offerte nous conduit dans une direction… la foi nous oblige… elle nous libère et nous ouvre à certains choix… en même temps qu’elle nous incite à renoncer à certains autres choix.

Dans son livre, le prix de la grâce, Nachfolge la suivance – le pasteur et théologien Dietrich Bonhoeffer (mort en camp de concentration) explique que la grâce offerte à un prix… que suivre le Christ, c’est s’engager dans une route pour ne plus revenir en arrière… que l’amour de Dieu nous conduit dans un chemin exigeant, que le Christ lui-même a ouvert jusqu’au don ultime de soi, qui l’a mené à la Croix.

En d’autres termes, nous recevons la grâce par le moyen de la foi, de la confiance… et tout cela a des conséquences réelles.

La grâce de Dieu n’est pas une grâce « à bon marché »… elle nous appelle à suivre le Christ… à s’engager à vivre l’Évangile du don de soi.

Avec les catéchumènes, nous avons commencé à réfléchir à cela à travers une question qui finalement nous concerne tous, puisque nous sommes ici dans ce temple :

Y a-t-il un style de vie chrétien ?

A quoi Jésus Christ – en tant qu’être humain conduit par l’Esprit de Dieu – a quoi nous appelle-t-il à vivre ? Quel chemin nous ouvre la grâce de Dieu ?

Bibliquement, la bénédiction envoie celui qui la reçoit, elle lui donne un mandat. En tant que baptisé ou confirmé, nous avons, nous aussi, reçu une bénédiction… un mandat de Dieu… il nous faut découvrir chacun quel est ce mandat, quelle est notre vocation chrétienne, quels sont nos talents.

Ce qu’on peut dire, c’est qu’en tant que baptisé, nous sommes envoyés avec une bénédiction pour devenir nous-mêmes bénédiction… pour que notre vie soit bénédiction pour nous-mêmes et pour les autres.

C’est, par exemple, l’appel que reçoit Abraham : Dieu lui offre sa bénédiction et lui demande de devenir bénédiction. Il est ainsi envoyé comme croyant dans le monde.

Alors, je reviens à ma question : quel est donc le style de vie chrétien que Jésus nous propose pour répondre à la grâce de notre baptême ?

Nous avons quelques réponses à travers les textes qu’on choisit nos trois catéchumènes :

  • Premier point : un style de vie, orienté par l’amour de Dieu qui nous invite à une vie nouvelle, marquée par l’amour du prochain, l’espérance, la joie, la bienveillance, la réponse du bien en toute circonstance.

C’est le passage de l’épître de Paul aux Romains qu’a choisi  Hermine : se sachant aimés de Dieu, nous sommes appelés à aimer… se sachant bénis de Dieu, nous sommes appelés à bénir… sachant tous les dons et les bonnes choses que nous avons reçus de la vie et de Dieu, nous sommes appelés à donner à notre tour.

L’apôtre Paul parle de don de soi : dans son épître, il appelle les croyants à se donner, à se mettre au service, à s’offrir eux-mêmes (Rom 12 : 1). Autrement dit, à vivre de l’Esprit de Dieu, puisque Dieu est don et amour.

Et ce que l’on peut donner, c’est ce que l’on a reçu :

En tant que membre du corps du Christ, Paul appelle les croyants à examiner les charismes, les qualités, les dons qu’ils ont reçus, pour les offrir, pour donner le meilleur de soi, pour en faire profiter les autres.

Bien sûr, nous avons chacun des dons différents, des charismes particuliers … mais quelles que soient nos qualités personnelles, nos talents, il y a quelque chose qu’on peut toujours donner : c’est l’amour… on peut toujours aimer son prochain… on peut toujours lui vouloir du bien…

La bienveillance est une attitude « bénissante » : il s’agit de transmettre la bonté, la bénédiction de Dieu, à travers nous, pour les autres. Il s’agit d’intégrer cette bénédiction reçue et de la faire résonner dans notre vie et autour de nous.

Quelles que soient les circonstances de la vie – même face à l’épreuve, à l’injustice, au mal, à la souffrance – Paul invite les croyants à se souvenir du bien, de la bénédiction, de l’amour reçu de Dieu… Ce qui le conduit à reprendre les mots du Christ (cf. Matthieu 5, 43-48) : « bénissez (même) ceux qui vous persécutent ; bénissez et ne maudissez pas … Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien » (Romains 12, 14 et 21).

C’est donc là l’attitude chrétienne que prône l’apôtre : que nous puissions nous bénir les uns les autres, dire du bien les uns des autres devant Dieu… cela signifie de cesser tout jugement et toute médisance (qui crée des séparations entre les humains)… et de devenir capable de nous voir, les uns les autres, tels que Dieu nous voit et nous aime… sans jugement.

Paul parle également d’une autre notion : l’espérance

« Soyez joyeux dans l’espérance » dit-il.

Romains 12 : 12

L’espérance du chrétien repose sur une promesse : celle que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu (Romains 8, 39).

L’espérance, c’est la foi en l’avenir, la foi au-delà du présent, au-delà de ce que le monde ou nos sens nous donnent à voir, ici et maintenant.

L’espérance est une disposition de l’âme, qui porte le croyant à se projeter, à considérer dans l’avenir tout le bien qu’il désire et qu’il attend… tout le bien qui va se réaliser… parce qu’il croit et il sait que Dieu est là et qu’il agit.

Regarder la vie avec espérance : c’est regarder le monde avec les yeux de Dieu, avec la foi, avec la certitude que la promesse du salut de Dieu est déjà à l’œuvre.

C’est voir avec les yeux de la foi… attendre plein de confiance… sûr qu’il y a toujours une porte de sortie, une zone de lumière, un chemin qui s’ouvre, grâce à Dieu.

Lorsqu’on parle d’espérance d’un point de vue chrétien : on pense souvent à l’espérance de la vie éternelle, la perspective d’une vie à venir marquée par la plénitude, la paix, la joie. C’est l’espérance de gouter à la lumière de Dieu, à la grâce de Dieu, dans le futur… mais aussi dans le présent.

En effet, d’un point de vue chrétien, l’espérance de la vie éternelle, ce n’est pas seulement pour après, ça commence maintenant : on peut, dès maintenant, vivre de l’amour de Dieu.

C’est pourquoi l’apôtre dit « Soyez joyeux dans l’espérance »… ressentez, dès maintenant, l’amour de Dieu… et vivez-en !

Cet amour allume la flamme vive de l’espérance en nous.

Je résume donc ce premier point : Paul nous propose un style de vie chrétien marqué par l’amour du prochain, la bienveillance, le bien en toute circonstance, le don de soi et l’espérance : l’espérance que tout va aller pour le mieux, qu’il y a toujours une solution aux difficultés et épreuves de l’existence, que le meilleur reste à venir… puisque nous sommes aimés de Dieu, puisque nous avons la promesse de sa grâce, de son amour, de sa présence, de son salut.

La prière

  • Grâce à un autre texte qu’elle a choisi, au chapitre 7 de l’évangile de Matthieu,  Zoé  nous permet de réfléchir à un autre point de la vie chrétienne : la prière. Ce sera notre deuxième point.

Dans le sermon sur la montagne, Jésus enseigne à ses disciples comment prier : il donne la prière du « Notre Père » et conseille de s’isoler dans sa chambre la plus retirée pour entrer dans le cœur à cœur avec Dieu, dans le secret, avec la certitude que Dieu nous entend là – dans le secret – qu’il sait ce dont nous avons besoin.

@Mediencarche.de

Dans le passage que nous avons entendu, il est question de demander, de chercher, de frapper à la porte. Car, si l’on veut recevoir, il faut d’abord savoir ce que l’on veut et le demander, l’exprimer clairement, le désirer de tout son cœur.

Cela parait tellement évident… et pourtant, je ne suis pas sûr que ce le soit.

Est-ce que nous savons toujours ce que nous voulons dans notre vie ? Sommes-nous toujours au clair avec nous-mêmes, avec nos vrais désirs et nos choix de vie ?

Sommes-nous pleinement conscients de nos choix, de nos désirs ?

Bien sûr, on a le droit de changer d’avis… de vouloir quelque chose et de le demander à Dieu, à la vie ou à l’univers… et puis, quelque temps après, de vouloir autre chose, et de le demander à nouveau.

Mais, il me semble que nous les humains, nous sommes souvent inconstants… nous changeons de quête, de désir, de vie, de projet… nous souhaitons ou demandons quelque chose… et quelques mois ou quelques années plus tard, nous demandons autre chose… car nous désirons expérimenter de nouvelles choses.

Alors, comment Dieu, la vie ou l’univers peut-il répondre à nos demandes, si ne savons pas vraiment ce que nous voulons ? si nous changeons constamment d’avis ? Il a de quoi s’y perdre !

J’entends donc dans ces paroles de Jésus plusieurs choses :

  • Un appel à savoir ce que l’on veut, à être au clair avec soi-même
  • Un appel à oser exprimer sa prière, à se tourner vers notre Père, à demander à Dieu
  • Un appel à la confiance : s’ouvrir à la certitude que Dieu sait ce dont nous avons besoin et qu’il fera au mieux pour nous… qu’il nous donnera « de bonnes choses » (affirme Jésus).

Jésus ne nous dit pas que Dieu va nous exaucer comme nous le voudrions, que tout va nous arriver sur un plateau d’argent facilement. Mais que connaissant nos besoins, et écoutant nos prières, il répondra à sa manière, de façon adéquate : il nous ouvre à cette confiance d’être entendu.

La réalité de la prière, pour Jésus, ce n’est pas le désir de telle ou telle chose, de tel ou tel objet (tel un enfant capricieux). Mais c’est avant tout le désir de l’altérité : c’est le fait de désirer Dieu lui-même, la relation à Dieu… et tout le reste viendra de ce cœur à cœur avec Dieu, qui nous connait. 

Ce qui est important – et je crois que c’est le point central de ce passage – c’est que Jésus nous invite à prendre l’initiative : c’est à nous qu’il revient de demander, de chercher, de frapper à la porte à Dieu….

Jésus nous invite à prendre l’initiative, d’une part, en nous adressant à Dieu, d’autre part, vis-à-vis d’autrui.

Son enseignement sur la relation à Dieu débouche sur la règle d’or, vis à vis du prochain : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même [d’abord] pour eux » (Matthieu 7 : 12).

Le croyant est ainsi placé dans une double attitude : oser demander à Dieu dans le secret du cœur à cœur, oser prendre l’initiative du bien à l’égard d’autrui.

Il ne s’agit donc pas d’attendre que tout arrive comme par magie, confortablement installé sur son canapé.

Le style de vie que Jésus brosse dans ses paraboles du Royaume, c’est l’image de quelqu’un en quête (cf. Matthieu 13 : 44-46). C’est celle d’un chercheur, d’un demandeur, d’un questionneur… de quelqu’un qui prend l’initiative, qui se lève – qui prend à bras le corps ses questions, ses problèmes, ses difficultés, son « grabat » ou ses projets et ses désirs – et qui vient frapper à la porte de Dieu (cf. aussi Luc 18,1-5).

Ailleurs, dans l’Évangile, Jésus nous appelle à chercher : chercher le règne de Dieu et sa justice… chercher la brebis perdue… chercher la pièce manquante… il ne s’agit donc pas d’une attitude tranquille, passive ou résignée… mais active et dynamique… fondée sur une promesse : l’amour et la providence de Dieu, sont à l’œuvre.

Le croyant est ainsi envoyé : appelé à tendre vers Dieu et envoyé vers son prochain.

  • Enfin, troisième – et dernier – point qui nous est proposé, c’est un texte qu’Adélaïde  a choisi au chapitre 8 de l’évangile de Marc et qui mérite une explication : « Qui veut sauver sa vie, la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera » (Marc 8 : 35).

Cette affirmation paradoxale est bien embêtante… car nous souhaitons tous « sauver notre vie » : est-ce à dire que nous sommes en train de la perdre ?

La question principale porte donc sur ce que signifie « sauver sa vie ».

Nous pensons souvent que « sauver sa vie », c’est « sauver sa peau », c’est déjà « ne pas la perdre ».

Mais Jésus nous dit le contraire : vouloir « sauver sa vie » par ses propres moyens, pour soi-même, c’est déjà la perdre. (Aïe Aïe Aïe !)

Jésus opère une sorte de retournement : il nous invite à sortir de nos façon ancestrale ou primitive de penser, sortir de l’instinct de survie ou d’une vision capitaliste ou avide de la vie, où il s’agirait toujours d’accaparer ou de « gagner ».

Pour lui « sauver sa vie », ce n’est pas la conserver, l’économiser, ce n’est pas thésauriser, ce n’est pas la gagner, accumuler, capitaliser… ce n’est pas un salut par plus de pouvoir ou plus d’avoir…

« Sauver sa vie », ce n’est peut-être même pas la protéger ou la prolonger coûte que coûte …

Je ne sais pas ce que Jésus dirait en voyant notre société tout entière portant des masques de protection – qui viennent entraver nos relations sociales – ou en nous voyant confiné dans la peur…

Jésus n’a jamais appelé ses disciples à faire preuve de prudence, à éviter les ennuis, à être raisonnable…

Au contraire, il invitait ses disciples à aller de l’avant, à prendre des risques, à agir, en ayant foi en la Providence de Dieu.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il faut faire n’importe quoi.

Mais la réalité, c’est que la peur et le repli n’ont jamais conduit l’humanité vers le changement et la nouveauté.

Jésus lui-même n’aurait rien accompli s’il avait été raisonnable… C’est sa foi qui le guidait.

L’Esprit saint non plus n’a pas soufflé une attitude raisonnable à Jésus… puisqu’il a été conduit à protester pour Dieu et pour l’Homme jusqu’à la croix.

Non !… pour Jésus, c’est en risquant sa vie, qu’on la sauvera… ce n’est pas en voulant la conserver ou la gagner pour soi-même.

La raison de cette parole de l’Évangile, c’est que Jésus n’avait pas peur de se tromper, de prendre des risques, ni peur de mourir.

Il avait confiance en Dieu son Père.

Pour changer les choses, il a accepté de mettre à mal la pensée religieuse et légaliste de son temps, de toucher les lépreux et des malades, de manger avec les impurs, de désobéir à la loi… En bref, de remettre en cause tout ce qui enfermait les humains et les privait de liberté.

Il était persuadé que la vie est faite pour être pleinement vécue, pour être risquée. Que ça vaut toujours le coup de s’engager pour les autres… pour les libérer, pour les guérir, pour les délivrer de leurs esclavages, des leurs maux, de leur malheur, de leur idolâtrie.

C’est d’ailleurs, le sens du mot « salut » qui vient du latin salvus, qui signifie « guéri ».

Une vie sauvée est une vie libérée, une vie guérie.  

C’est une vie habitée par l’amour, tout simplement. Car l’amour nous rend libre et rayonnant.

Aussi, je propose de relire, d’actualiser, les paroles de Jésus de la façon suivante :

« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il renonce à son égo, à satisfaire ses propres désirs, qu’il franchisse le pas de la confiance, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

En effet, qui veut sauver sa vie, la conserver pour lui-même ou seulement s’enrichir, la perdra ; mais qui perdra sa vie, qui osera la donner, la risquer à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. »

La raison de cette pensée, c’est qu’il n’y pas de salut individuel « chacun pour soi », pour Jésus. On ne peut pas se sauver tout seul.

Autrement dit, le Christ nous invite à convertir notre regard… à élargir notre vision du monde.

Il nous appelle à sauver les autres, pour être soi-même sauvé avec eux, pour être collectivement sauvés.

Pour Jésus, être sauvé : ce n’est pas « ne pas mourir » ; c’est être sauvé, libéré, malgré la mort.

Être sauvé, c’est vivre à plein la vie de Dieu, car la vie est plus que la nourriture et le vêtement (dit-il dans le sermon sur la montagne : cf. Matthieu 6, 25-34)… la vie, c’est plus que le corps et ses besoins, c’est plus que gagner toujours plus…

A quoi bon « gagner le monde entier » – dit-il – si finalement on y perd son âme ?

La vie, c’est la vie de l’âme, c’est la vie relationnelle : c’est la vie avec Dieu et avec les autres.

C’est l’assurance qu’au-delà de cette vie corporelle – quoi qu’il arrive – notre vie sera sauvée et ressuscitée par Dieu… Alors, n’ayons pas peur de la risquer cette vie, de la donner, de la vivre véritablement.

Pour résumer ce dernier point – et conclure – je dirais donc que Jésus nous donne une direction, un cap. Ce cap, c’est Dieu et le prochain.

Le style de vie chrétien qu’il propose, nous pousse à abandonner nos peurs… à entrer dans une nouvelle mentalité… à prendre des risques, à aller de l’avant… à oser lâcher son égo, le souci de sa personne ou de ses biens… pour se tourner vers Dieu, pour prendre soin des autres, pour vivre l’Évangile de la confiance, du don de soi, du partage et de la fraternité.

Voilà donc, le style de vie chrétien que Jésus nous propose et que je souhaite à nos 3 confirmantes de pouvoir expérimenter dans leur vie d’adulte dans la foi.

Le Christ nous invite comme artisan de son Évangile, comme ouvrier dans sa vigne, pour participer au règne de Dieu, ici et maintenant… avec courage et confiance… avec l’assurance de l’amour de Dieu… et l’espérance du salut déjà offert.  

Amen.

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