Célébration de culte du mercredi 29 avril 2020 à la Maison Protestante de Retraite Résidence Marie Durand à Bordeaux.

Brebis dans une étable

Nous vous invitons à lire le texte ci-dessous sur votre écran pour accompagner confortablement l’écoute de cette célébration de culte.

Musique d’entrée

Accueil    Libres paroles d’Arlette, qui situe le contexte de cette célébration, et ceux qui vont prendre la parole.

 Salutation :  Eric

La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ notre Seigneur.

Merci, Seigneur, pour ce temps de culte mis à part dans notre journée ; que nous puissions entendre ta voix, et avancer sur la voie de ton Royaume !  Amen.

Chant : « Réjouis-toi, peuple fidèle »    Ps 33

  1. Réjouis-toi, peuple fidèle, acclame Dieu à pleine voix
    Sa louange est séante et belle dans la bouche des hommes droits
    Sur un air de fête sonnent les trompettes pour un chant nouveau
    Les cors, les cithares, les voix les plus rares, les sons les plus beaux.
  1. Ta parole agit sur la terre avec droiture et vérité
    Partout son œuvre de lumière y fait rayonner ta bonté
    Que ta voix résonne : le chaos s’ordonne, le ciel resplendit
    Sources et rivières arrosent la terre, le désert fleurit.

Invocation : Père Goujon

Un jour, Seigneur, tu as dit que tu étais la porte de l’enclos des brebis. Par toi nous sortons et nous entrons. A chaque fois que nous sortons par toi, nous venons trouver la nourriture ; et à chaque fois que nous entrons par toi, nous venons trouver la protection et le repos.

Donne-nous aujourd’hui encore d’entrer dans ton alliance, en sortant des murs qui nous empêchent de vivre. Donne-nous d’entrer par toi, dans ta parole et dans ta promesse. Donne-nous de reconnaître ce grand passage vers la vie, que tu as ouvert le premier à Pâques. Amen.

Psaume 23  (à 2 voix : Arlette et Catherine)

1Psaume de David.

L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

2Il me fait reposer dans de verts pâturages,

Il me dirige près des eaux paisibles.

3Il restaure mon âme,

Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.

 4Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,

Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :

Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort.

5Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ;

Tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde.

6Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie,

Et je reviendrai dans la maison de l’Éternel pour la durée de mes jours.

Prière : Père Goujon

 « Je suis la porte, si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé »

Qui es-tu, toi qui parles, pour me parler ainsi ? Que sais-tu de ma vie ? Que sais-tu de ce qui s’est passé ? Que sais-tu de mon avenir ? Il y a en moi tant de craintes, tant de résistances, tant de fermetures.

Pourtant tu es là, et quand je prends le temps d’écouter et d’accueillir, je comprends que tu m’aimes. Je peux te confier ce qui est en moi, et demander ton pardon et ta vie.

Alors tu m’ouvres les portes que je souhaitais laisser fermées. Tu m’aides à tourner certaines pages de ce livre de la vie. Tu balises ce chemin escarpé que je n’osais pas prendre.

Alors je peux reconnaître ta voix, et rendre grâces pour ces mots que tu prononces pour chacun de nous : « Je suis la porte, si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ».  
Amen.

Chant : « Magnifique est le Seigneur »   (ARC 174)

  1. Magnifique est le Seigneur, tout mon coeur pour chanter Dieu
    Magnifique est le Seigneur, Alleluia, Alleluia !
  1. Que puissance, honneur et gloire reviennent au Dieu trois fois saint
    Aujourd’hui et à jamais, Alleluia, Alleluia !

Confession de Foi : Eric

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, et qui est né de la vierge Marie : il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli, il est descendu aux enfers ; le troisième jour, il est ressuscité des morts ; il est monté au ciel, il siège à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ; il viendra de là pour juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit Saint ; je crois la sainte Eglise universelle, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Amen.

Lecture biblique : Père Goujon
Evangile selon Jean – Chapitre 10, v. 7-10

7Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, moi, je suis la porte des brebis.

8Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.

9Moi, je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera des pâturages.

10Le voleur ne vient que pour voler et tuer et détruire ; moi, je suis venu, afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance.

Prédication sur ce texte : 

Eric (partie de gauche) et Catherine (partie de droite)

 C’est avec Catherine Golfier, que les habitués du culte connaissent bien, que nous allons aujourd’hui méditer ce texte de l’Evangile de Jean. Jésus parle des brebis dans leur enclos. C’est une image familière, que nous aimons bien. Elle nous parle de l’affection et de la protection du bon berger, comme nous l’avons entendu aussi tout à l’heure avec le psaume 23.

Mais écoutons bien. Dans les paroles que nous venons d’entendre, Jésus ne se présente pas comme le berger, mais comme la porte. La porte de l’enclos des brebis. Qu’est-ce que cela peut signifier pour nous ?

Cette image de la porte m’a tout de suite fait penser à votre maison ! Parce qu’en ce moment, avec le danger du coronavirus, la porte de la maison de retraite est un endroit bien fermé ! Les familles commencent à pouvoir venir rendre visite, mais c’est avec tout un protocole pour prendre rendez-vous, pour mettre un masque, pour se laver les mains, pour prendre sa température et inscrire son nom dans un registre… On entre avec beaucoup de précautions !

Nous comprenons bien que la porte est un endroit très important. Un jour elle s’est ouverte pour nous accueillir, alors que nous étions devenus plus fragiles et que nous ne pouvions plus rester à notre domicile. Maintenant cette porte nous protège. N’importe qui ne peut pas venir nous déranger, et espérons-le, le virus lui aussi va rester dehors !

Mais d’une certaine façon, cette porte a aussi besoin de s’ouvrir pour que nous puissions vivre. Elle s’ouvre pour accueillir chaque jour les salariés qui viennent travailler. Elle s’ouvre pour faire rentrer les provisions, pour préparer les repas. Elle s’ouvre pour que nous puissions aller à des rendez-vous nécessaires, ou pour que le personnel rentre chez lui.

Alors Catherine, en quoi cette porte qui s’ouvre et qui se ferme peut nous parler de la vie ?

Eh bien, c’est la vie tout entière qui est faite d’entrées et de sorties, de protection et de communication. Pensez à une cellule du corps humain. Elle a une enveloppe pour la protéger, mais cette enveloppe n’empêche pas des entrées et des sorties d’éléments organiques. Ces deux fonctions permettent à la cellule d’évoluer, de se modifier, en un mot : de vivre. Et aussi de mourir un jour. Seules les cellules cancéreuses ne meurent pas, mais ce n’est pas bon signe.

 Jésus est la porte des brebis. Il nous dit qu’en lui, Dieu veille à la fois à nous protéger, et à nous faire sortir dehors dans les pâturages, tout cela en son temps. Parfois dans la vie nous sommes en danger sans nous en rendre compte, comme une brebis qui est restée dans le pâturage alors que la nuit s’approche. Alors la porte est ouverte, et il est toujours temps de venir nous réfugier en Dieu.

Mais parfois aussi dans la vie, nous sommes trop repliés sur nous-mêmes. C’est une image que Martin Luther emploie pour parler du péché. L’homme recourbé sur lui-même, l’homme qui est centré sur lui-même et qui ne sait plus s’ouvrir aux autres, à la vie, et à Dieu. C’est à ce moment que Jésus est la porte qui s’ouvre, pour nous pousser dehors vers la vie.

Il y a un personnage inquiétant aussi dans l’image employée par Jésus. C’est le brigand, ou le voleur. Celui qui ne passe pas par la porte, mais qui vient dérober par un autre endroit de l’enclos, et finalement faire mourir la brebis qu’il a dérobée.

Je trouve que cette image nous parle du respect qui est dû aux consciences et à la liberté intérieure de chaque personne. Le voleur et le brigand peuvent représenter ceux qui veulent nous obliger à faire telle ou telle chose, ceux qui pensent savoir mieux que nous-même ce qui est bon pour nous, ceux qui veulent nous récupérer dans leur propre intérêt, et non pas pour nous faire du bien.

 Jésus ne vient pas comme un voleur ou un brigand. Il nous montre que Dieu vient dans le plus grand respect de nos consciences et de nos libertés. Sinon notre amour et notre foi n’auraient pas de sens. Et nous aussi, les uns vis-à-vis des autres, il nous faut apprendre à être des petites portes, qui ne font pas violence, mais qui permettent de passer un peu plus vers la vie.

Il est temps de conclure, cher Eric. Je pense que la porte est aussi une image de Pâques. Une image du tombeau vide, et de la pierre qui a été roulée. C’est pour cela que Jésus parle de vie donnée en abondance, comme l’herbe abondante qui attend les brebis ! A Pâques, Jésus a franchi la porte de la mort. Il l’a tellement franchie qu’il devient pour nous à jamais une porte ouverte vers la vie en abondance. Amen.

 Chant : « Ô Jésus tu nous appelles »   (ARC 528) 

  1. O Jésus tu nous appelles à former un même corps
    Unis-nous, Seigneur fidèle, à ta vie et à ta mort
    Détruis ce qui nous divise, mets en nous ta vérité
    Et qu’à jamais ton Eglise demeure dans l’unité.
  1. Ô toi qui scellas toi-même notre unité par ton sang
    Apprends-nous comment on aime d’un amour toujours vivant
    Et le monde pourra croire, pour sa joie et son salut
    Que son espoir et sa gloire sont en toi Seigneur Jésus.

 Prière pour les autres et pour le monde :  Arlette et Eric

 Seigneur, ce n’est pas seulement pour moi que tu es venu, mais aussi pour tous les autres et pour ce monde, pour conduire chacun vers la vie en abondance.

Nous te prions pour ce monde, qui confond l’abondance avec la quantité de ce qu’il possède. Donne-lui de trouver l’abondance de vie, dans la qualité des relations entre les personnes et entre les peuples. Donne-lui de découvrir l’abondance de vie dans la richesse d’une relation apaisée avec l’ensemble des créatures.

 Nous te prions pour tous ceux qui sont désolés et tristes. Tous ceux qui sont affectés par un deuil récent. Qu’ils ressentent l’abondance de ce qui a été partagé avec leurs proches disparus, et qu’ils trouvent le réconfort dans ta présence.

Nous te prions pour cette maison, et pour chacun de nous, pour que ta vie nous rende sans cesse plus vivants, quels que soient notre âge et notre santé ! Et nous rassemblons notre prière dans les mots que tu nous as appris :

Notre Père…

Parole d’envoi  (Sr Myriam) – Père Goujon

Être à l’abri…c’est-à-dire en plein vent, comme sont les grandes choses : les sommets, les vagues, ou bien encore l’aigle accroché dans l’espace ;

A l’abri… c’est-à-dire incertains, comme vont les pas de la foi : Abraham ou bien Jean, si ce n’est peut-être Marie immergée dans la Croix ;

A l’abri… c’est-à-dire dans l’orage, comme vient un arc-en-ciel : étreinte et délivrance, fugacité du signe, millions d’éternités ;

A l’abri… sous une Voix unique. Quiétude.

Bénédiction : Eric

Dieu vous bénit et vous garde
Dieu tourne sa face vers vous et vous accorde sa grâce.
Dieu porte sur vous son regard et vous donne sa paix. Amen.

Chant final : « Toi qui disposes »   (ARC 631 ) 

  1. Toi qui disposes de toutes choses et nous les donne chaque jour
    Reçois, ô Père, notre prière de reconnaissance et d’amour
  1. Que par ta grâce l’instant qui passe serve à nous rapprocher de toi
    Et qu’à chaque heure vers ta demeure nos cœurs s’élèvent par la foi
Des brebis en paturage sur un alpage face à des montagnes
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